1) Faut il faire la révolution et mettre en place un régime communiste ? [5/12]
2) Qu’est ce qui est universel ? [6/12]
3) Qui prient ? [3/12]
4) Comment être mettre de son destin ? [7/12]
5) Et si tout n’était que physique et chimie ? [8/12] sujet débattu
6) Est-ce en vivant la nuit que l’on apprend à vivre le jour ? [4/12]
7) Sommes nous surinformé ? [5/12]
8) Sommes nous trop intelligent ? [3/12]
9) Les gens sont ils trop cons ? [3/12]
titre exact : ...et si tout n’était que physique ET chimie ?
C’est "l’organisation" de la matière qui distingue le vivant de l’inerte. Beaucoup de carbonne et d’hydrogène,une pincée d’oxygène et d’azote, le reste sous forme de traces : sous l’oeil de la chimie analytique, la matière vivante semble encore plus frustre que la matière inerte elle-même. Pareil pour le physicien des particules, il n’y voit qu’atomes, électrons, protons, neutrons en mouvement sous l’influence de forces électromagnétiques. Sauf, nous dit le dictionnaire, qu’elle est "capable de s’organiser"elle-même, d’évoluer, de se REPRODUIRE.... avant de mourir et "re"devenir inerte. Mais d’où lui viennent ces propriétés ? La question taraude les scientifiques depuis pas mal de temps. Suivant l’oeil que l’on pose sur cette question, celui du philosophe, du croyant ou du scientifique, la réponse sera fort différente. D’un point de vue scientifique, rien ne distingue la matière vivante de la matière inerte, si ce n’est son organisation particulière, fruit du hasard couplé à des millions d’années d’évolution, comme l’explique Henri Atlan, biologiste et philosophe : " au fil de l’histoire, on s’est rendu compte que certaines molécules, qui jouent un rôle déterminant pour expliquer ce qu’on croyait être la vie, ne sont elles-mêmes PAS VIVANTES !. Ainsi, les gènes ne sont pas vivants..." Ces découvertes établissent une continuité graduelle entre le non-vivant et le vivant. Mais l’absence de frontière n’implique pas l’absence de différence. Il y a encore des différences entre une cellule et un cristal, même si ces différences se trouvent dans l’évolution, le degré d’organisation de chacun et non dans la matière elle-même.
En clair, pour la science actuelle, il n’y a AUCUNE différence de nature entre matière vivante et matière inerte. Seule son organisation particulière explique les propriétés qui sont celles que l’on attribue au vivant.
... dans l’Univers où la partie est dans le Tout et le Tout dans la partie, l’Absolu sommeille dans la pierre, respire dans la plante, s’anime dans l’animal et s’éveille en l’Homme.
Que pourrait-il y avoir d’autre que physique et chimie ?
Dans l’univers, tel que nous l’apercevons de notre toute petite lorgnette, il semblerait bien, effectivement qu’il n’y ait rien d’autre. Nous n’y observons que comètes, planètes, étoiles, nuages interstellaires, galaxies et puis c’est tout ! Nous ne voyons rien d’autre que forces en mouvement, rayonnements électromagnétiques et veloutes de poussières ou de gaz qui s‘organisent.
Nous supputons partout des réactions chimiques et atomiques au cœur des myriades d’étoiles comme les creusets de la vie dispersés aux confins de l’insondable. Nos moyens d’observation nous permettent quelques espoirs de vies ailleurs. Des vies que nous n’imaginons pas autrement organisées que celles ici bas, vies du carbone. Nous avons la quasi certitude, que tout dans l’espace sidéral, fonctionne comme dans notre système solaire et que nos lois de mécanique sont universelles.
De notre minuscule lucarne nous voyons l’immensité et le vide. Du vide plus qu’il ne devrait y en avoir selon les théories, d’où l’invention de la matière noire. Du matériau invisible mais dont la masse est impressionnante. Même pour les choses que nous ne percevons pas, que nous ne détectons pas nous pensons physique et chimie. Ne serait-ce tout bonnement les hommes, finalement, qui ne perçoivent rien d’autre que la physique et la chimie. Les créatures terrestres, de par leur conception sont limitées à cette étroite perception de la nature des choses tout comme elles sont limitées dans leur vision du cosmos.
Partons du principe qu’il existe un monde parallèle que nous ne pouvons pas observer tout simplement parce qu’il n’est fait d’aucune matière. Les entités qui y « transitent » ne sont que des esprits, des âmes, des conceptions immatérielles sans masse. La seule fonction qui soit utile en ce monde est la communication. Imaginons qu’elles aient des moyens d’échanger leurs pensées sans qu’il ne soit nécessaire de faire transiter celles-ci dans l’environnement, une forme de télépathie. Ce monde est peut-être autour de nous mais nous ne sommes pas capables, nous n’avons pas la faculté de le percevoir.
L’homme est un Saint Thomas, il ne croit que ce qu’il voit ... perçoit.
Accordons-nous d’admettre qu’il existe probablement des mondes différents, des modèles différents. Ce n’est pas, parce que nous ne percevons pas, parce que nous ne voyons pas, qu’il n’y a pas.
Loin de nos concepts rationnels, la métaphysique nous libère de cette étroitesse d’esprit pour donner plus de sens à cette vie que nous délivrent nos pauvres moyens de perception.